Cette conférence présente 5 recommandations issues du binôme IBCLC et chirurgien-dentiste dans les consultations précoces des enfants. Hygiène, respiration, restriction, microbiote, fonction et croissance, tous les points essentiels sont abordés. Cette conférence explore le rôle de l’allaitement dans le développement oro-facial, les liens entre fonctions orales, croissance et santé bucco-dentaire, et déconstruit les idées reçues sur les « caries de l’allaitement ». Basée sur les données scientifiques actuelles et l’expérience clinique croisée, elle clarifie les mécanismes en jeu, distingue corrélation et causalité et propose des repères pratiques pour l’hygiène bucco-dentaire du nourrisson allaité.
Prévenir les risques d’engorgement, de mastite, d’abcès ou d’insuffisance de production lactée repose sur des techniques manuelles ancestrales, avec ou sans tire-lait. La prise du sein profonde ne va pas toujours de soi : un allaitement bien établi diffère de la mise en place de l’allaitement, ce qui est fréquemment entravée par des tensions et/ou restrictions MOF courants chez le nouveau-né. Les 40 premiers jours sont cruciaux pour aborder la prise profonde du sein, ajuster les positions et selon le besoin, les outils d’aide, le temps qu’il faut pour libérer les tensions chez le nouveau-né. Les bases fondamentales de l’allaitement sont entre les mains des mères.
Entre 2000 et 2010, l’allaitement maternel en France était rarement considéré comme un enjeu de santé publique, malgré les recommandations de l’OMS et de l’UNICEF. Le PNNS de 2001 et le rapport du Pr Turck en 2009 ont constaté des taux et une durée d’allaitement faibles et proposé des mesures restées largement non appliquées. Le rapport du Haut Conseil de Santé Publique en 2024 reprend ces recommandations. Cette conférence vise à décrire l’évolution des politiques françaises sur l’allaitement, identifier les obstacles et manques actuels, et réfléchir aux stratégies pour promouvoir, soutenir et protéger l’allaitement maternel.
Le concept de déterminants commerciaux de la santé est exposé et le rôle des professionnels de la périnatalité face à cette problématique de santé est discuté. Un inventaire des connaissances scientifiques sur le sujet permettra ensuite d’aborder les solutions déjà mises en place ou à aborder pour limiter l’influence négative des industriels sur les professionnels de santé, et, in fine, sur les enfants et leurs familles.
La conférence interpelle les pratiques professionnelles. La partie anthropologique explique ce dont bénéficiaient les femmes à l'origine de notre espèce : modélisation passive (voir des femmes porter et allaiter), modélisation active (montrer, faire ensemble), soutien pratique, vie sociale avec leur bébé et maternage rapidement partagé entre plusieurs personnes. Les équivalents actuels, à leur place de professionnelles de l'allaitement et de leur présence auprès des jeune-mères/jeune-parents.
La question se pose : En quoi comblent-elles des besoins fondamentaux du 4e trimestre ? Des manques et carences de nos sociétés, ce qui souvent fait foisonner des idées.
Le sevrage est une étape de l’allaitement souvent taboue et chargée d’émotions ou de culpabilité, qu’il soit précoce, tardif, désiré, ambivalent ou subi. Cette conférence aborde le sevrage sous l’angle d’une communication et d’un accompagnement centrés sur la famille. Elle propose des repères pour ajuster la posture des professionnels et bénévoles, soutenir la décision maternelle et accompagner la transition de manière respectueuse et sécurisante, à partir de témoignages et de situations cliniques concrètes.
Depuis quelques années, les découvertes sur le microbiote et son influence sur notre santé ne cessent d’être publiées. Les bactéries sont une composante importante de notre santé et le bébé se colonise différemment selon le mode d’accouchement. Par ailleurs on a découvert que le sein et le lait maternel ont un rôle majeur à jouer dans l’établissement d’une bonne flore et dans son maintien tout au long de la vie de l’individu. Après un rapide historique du lien entre les deux sujets, nous ferons une mise à jour des dernières publications et découvertes sur le sujet.
Le Code a été adopté par l'assemblée mondiale de la santé en 1981. Depuis, il est complété par une vingtaine de résolutions qui permettent de répondre à l’évolution des pratiques de marketing. Vous en apprendrez plus sur sa portée et les leviers pour rendre mieux connu et surtout mieux respecté. Car les enjeux sont d’actualité !
Les professionnels de santé sont souvent confrontés à des conflits d’intérêt. La Résolution AMS 69,9 (2016) précise que les gouvernements, associations ou organisations professionnelles et scientifiques qui organisent ou accueillent des réunions de professionnels de la santé et des congrès scientifiques devraient ni solliciter ni accepter de parrainage de la part des entreprises commercialisant des aliments pour nourrissons et jeunes enfants, y compris les laits infantiles pour enfants jusqu'à 36 mois. Comment identifier et éviter des parrainages inappropriés ? Des outils pertinents (politique modèle, études de cas, financements alternatifs) et des échanges permettront de mieux comprendre et respecter cet aspect du Code.
Cette conférence invite à transformer notre communication pour offrir aux familles un véritable empowerment. En replaçant le Code OMS comme un bouclier protecteur contre la désinformation, nous sortons du piège de la culpabilisation.

